Exploiter des déchets

Les agriculteurs épandent actuellement le fumier et le lisier produits par leurs élevages sur les surfaces cultivées et les prairies pour les fertiliser. Mais cet épandage direct n’est pas optimal pour les sols et les plantes. C’est la raison pour laquelle le fumier reste parfois entassé en bout de champ. L’épandage direct de fumier et de lisier dans les champs génère parfois des odeurs qui incommodent le voisinage.

Coq sur un tas de fumier

La méthanisation donne de la valeur agronomique aux effluents d’élevage :
  • Elle évite l’utilisation d’engrais azoté de synthèse. La production de chaque tonne d’azote a pour conséquence d’émettre 4 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
  • Le digestat est inodore. Cela évite une nuisance au voisinage lors de l’épandage direct des effluents dans les champs.
  • Elle évite aux agriculteurs l’achat d’engrais chimiques à l’extérieur ; cela permet que la masse monétaire correspondant à ces achats reste sur le territoire.

Image humoristique sur la méthanisation

Mais la méthanisation permet aussi de valoriser d’autres déchets :
  • Les déchets verts (tontes, feuilles) sont très méthanogènes : 1 tonne de déchets verts produit 40 mètres cubes de biométhane, soit 27 kg de gaz ou 400 KWh de méthane.
  • Les biodéchets tels que les restes alimentaires de nos poubelles, de la restauration ou les déchets de certaines industries agroalimentaires (fromageries, salaisons) peuvent également être méthanisés. Pour éviter la diffusion d’agents pathogènes, ces déchets-là doivent au préalable faire l’objet d’une hygiénisation. Cette hygiénisation consiste à chauffer ces biodéchets à 70 degrés pendant 1 heure avant de les introduire dans le méthaniseur.

Seau à compost avec déchets verts