Compte-rendu de la réunion à mi-parcours de l’étude de faisabilité

Nous étions une vingtaine de personnes présentes à la réunion du 21 Juillet, dont quatre élus de la Communauté de Communes, démontrant par leur présence l’intérêt local pour ce projet de territoire.

Vous pouvez télécharger en cliquant ici le support que les chargées d’études de Solagro nous ont présenté.

En résumé :

  • Les conditions de rentabilité du projet tel qu’imaginé initialement à St Constant semblent difficile à réunir. Compte-tenu notamment des coûts inhérents à l’injection sur le réseau de transport haute pression, ce projet nécessiterait comme ressource annuelle 18Kt de fumier, 3 Kt de biodéchets et 6 Kt de Cultures intermédiaires. Ces 6 Kt de cultures intermédiaires à mobiliser dans un rayon d’une dizaine de kilomètres représentent 220 hectares. Aujourd’hui, cela peut sembler beaucoup. Cela nécessiterait une évolution profonde et rapide des pratiques agricoles dans le périmètre.
    Si une telle évolution globale des pratiques agricoles sur le territoire semble inéluctable à terme, sous la pression directe et indirecte de la dérive climatique, il semble compliqué de mobiliser une part importante des exploitants agricoles du périmètre dans le calendrier souhaité d’un projet de méthanisation (3 ans…).
  • Un tel projet serait plus facilement envisageable à St Mamet et/ou à Marcolès dans le cadre de l’extension du réseau GRDF basse pression. La ration nécessaire serait ici de 20 Kt de fumiers, 2,4 Kt de biodéchets et 1,5 Kt de cultures intermédiaires. Ces quantités semblent plus cohérentes avec la ressource disponible sur le territoire. Par contre, les agriculteurs localisés près de St Constant qui ont été à l’origine du projet seraient exclus de ce projet par la distance à l’installation. Il sera donc nécessaire de mobiliser fortement des agriculteurs dans un rayon proche de St-Mamet et/ou Marcolès.
  • Solagro a présenté un projet alternatif de gaz porté : une grappe de 4 à 8 petits méthaniseurs installés sur différentes communes, au plus proche des exploitations agricoles, pourraient transporter le gaz par camion et l’injecter sur le réseau de transport Terega. L’idée est ici de transporter le gaz plutôt que de transporter des fumiers. Ce modèle repose sur un cadre règlementaire et tarifaire encore en discussion aujourd’hui entre l’Etat et la filière méthanisation. Une expérimentation de ce modèle a vu le jour dans le Loir et Cher il y a 4 ans dont le retour d’expérience semble très positif. Ce modèle aurait pour intérêt de permettre d’associer largement les exploitations agricoles de plus petite taille, tout en évitant le mélange des effluents de nombreuses exploitations (intérêt sanitaire). Ce modèle permettrait de fonctionner presque uniquement avec des fumiers et lisiers, sans recours important aux cultures intermédiaires. Il permettrait de mieux exploiter des petites ressources collectées dans les communes (tontes…). Par contre, l’exploitation serait en partie décentralisée, nécessitant une solide capacité de coordination et un management efficace et rigoureux.

Nous avons convenu de nous réunir à nouveau à la fin du mois d’août pour décider collectivement de la direction à suivre pour la suite du projet. La date sera communiquée prochainement.

D’ici-là, nous voyons d’ores et déjà que la Communauté de Commune aura un rôle central pour mobiliser le territoire, ses agriculteurs, ses entreprises.
Il ne sera pas indispensable que la Communauté de Communes investisse ou soutienne financièrement le projet (au delà d’un coup de pouce à l’étude de faisabilité). C’est bien un rôle actif d’animateur et de garant de l’intérêt collectif du territoire et de ses habitants que nous attendons d’elle.